Catégories : Homme soumis, Femdom Domination féminine
il y a 5 heures
Lorsqu’Elle rentre de chez son amant, je le sais avant même de l’entendre refermer la porte.
Il y a cette différence dans l’air. Ce parfum légèrement déplacé. Cette présence plus dense, plus calme aussi. Comme si Elle revenait d’un endroit où Elle avait été entièrement Elle-même, sans retenue.
Je suis déjà à genoux dans l’entrée.
Le collier autour de mon cou repose lourdement, comme une évidence. Comme un rappel constant de ma place.
La porte se ferme doucement.
Elle entre sans me regarder immédiatement.
— Tu es déjà là…
Sa voix est posée, tranquille.
Je garde les yeux baissés.
— Oui, Maîtresse.
Un silence s’installe. Pas gênant. Contrôlé. Elle prend le temps de me regarder comme on observe quelque chose qui nous appartient sans avoir besoin de vérifier.
Puis ses talons s’approchent.
Un pas. Puis un autre.
Elle s’arrête devant moi.
Longtemps.
Je sens son regard descendre sur le collier.
Puis elle le saisit entre ses doigts.
Elle tire légèrement, juste assez pour m’obliger à relever un peu la tête.
— Tu restes exactement là où je t’ai laissé…
— Oui, Maîtresse.
Elle sourit légèrement.
— Même quand je ne suis pas là.
Je déglutis.
— Oui, Maîtresse.
Elle se penche lentement à ma hauteur. Son regard est calme, précis. Elle ne cherche pas à me troubler. Elle constate.
Ses doigts quittent le collier et descendent lentement, jusqu’à la cage qui m’enferme.
Le contact me traverse immédiatement. Une tension sourde, contenue, instinctive.
Elle observe ma réaction sans rien dire.
Le silence dure.
Puis :
— Tu vis vraiment pour moi là-dedans…
— Oui, Maîtresse.
Elle incline légèrement la tête.
— Et tu es toujours là quand je reviens d’ailleurs.
Je garde la tête baissée.
— Oui, Maîtresse.
Elle garde sa main posée encore un instant. Comme pour valider quelque chose. Pas me tester. Me constater.
Puis elle se redresse.
Et tout change sans qu’elle ait besoin d’ajouter quoi que ce soit.
— Viens.
Je me lève immédiatement.
Le collier tire légèrement sur ma peau pendant que je la suis dans le couloir.
Elle marche devant moi, parfaitement calme, parfaitement sûre. Comme si rien ne pouvait jamais la contredire.
Je n’ai pas besoin de réfléchir. Juste suivre.
Dans le salon, elle enlève lentement son manteau et le laisse tomber sur le dossier d’un fauteuil.
— Reste là.
Je m’arrête.
Elle s’assoit, croise les jambes, m’observe quelques secondes.
— Tu veux savoir où j’étais ?
La question est simple.
Mais je sens le piège implicite.
Je secoue doucement la tête.
— Non, Maîtresse.
Son sourire s’élargit légèrement.
— Sage réponse.
Elle penche la tête.
— Tu comprends mieux que les autres.
Je reste immobile.
— Parce que ce n’est pas ton rôle de comprendre.
Silence.
Puis elle ajoute, plus doucement :
— C’est ton rôle d’accepter.
Je ferme les yeux une seconde.
Parce que tout est là.
Pas dans ce qu’elle fait. Mais dans ce que je deviens en l’acceptant.
Elle se lève finalement.
— Va.
Je comprends immédiatement.
Je la suis jusqu’à la salle de bain où elle a laissé ses affaires.
Sur le bord, ses vêtements.
Encore porteurs de sa présence.
Elle ne dit rien de plus. Elle me laisse faire.
Je prends une bassine, de l’eau tiède, et du savon de Marseille.
Mes gestes sont lents. Méthodiques. Respectueux.
Je commence à laver ses dessous à la main, doucement, en laissant la mousse se former sous mes doigts.
Le silence est total.
Mais il n’est pas vide.
Il est rempli d’elle.
De ce qu’elle est. De ce qu’elle choisit. De ce que je fais après.
Chaque mouvement devient un rituel.
Nettoyer sans effacer. Honorer sans posséder.
Quand je frotte délicatement le tissu avec le savon de Marseille, je garde la tête basse.
Le collier est toujours là.
Présent.
Stable.
Comme elle.
Et même seul dans la salle de bain, je n’oublie pas une seconde à qui tout cela appartient.
Elle apparaît dans l’encadrement de la porte.
Silencieuse.
Elle observe.
Longtemps.
Puis elle dit simplement :
— Tu fais toujours ça comme si c’était important.
Je me retourne légèrement vers Elle.
— Parce que ça l’est, Maîtresse.
Un silence.
Puis Elle s’approche.
Son regard descend lentement sur moi… sur le collier autour de mon cou… puis plus bas.
Sur la cage qui enferme mon désir.
Elle ne dit rien tout de suite.
Mais son silence change de poids.
Plus lent. Plus précis. Plus contrôlé.
Elle s’accroupit devant moi.
Ses doigts viennent d’abord effleurer mon collier, comme pour rappeler ce point d’ancrage entre elle et moi.
Puis sa main descend lentement.
Elle laisse ses doigts glisser sur la surface froide de la cage, sans précipitation, comme si elle testait une limite qu’elle connaît déjà parfaitement.
Je retiens mon souffle.
Mon corps réagit immédiatement, non pas dans le mouvement, mais dans la tension.
Elle observe ça.
Elle observe toujours.
— Tu vis vraiment comme ça pour moi… murmure-t-Elle.
— Oui, Maîtresse.
Elle incline légèrement la tête.
Ses doigts restent posés un instant de plus sur la cage, appuyant légèrement, non pas pour faire mal, mais pour rappeler le contrôle qu’elle a sur moi, sur mon état, sur mon attente.
— Et tu aimes ça… ajoute-t-elle doucement.
Je baisse les yeux.
— Oui, Maîtresse.
Un léger sourire traverse son visage.
Pas tendre. Pas cruel. Possessif.
Elle remonte finalement sa main vers mon collier, le fait tinter légèrement.
— Tu sais ce que je trouve le plus amusant chez toi ?
Je secoue doucement la tête.
— Non, Maîtresse.
Elle se penche un peu plus près.
— Tu crois que c’est toi qui supportes la cage.
Silence.
Elle marque une pause.
— Mais c’est moi qui décide quand tu la sens… et comment tu la vis.
Je ferme les yeux une seconde.
Parce qu’Elle a raison.
Pas dans le principe.
Dans le ressenti.
Elle se relève lentement.
— Continue.
Je retourne immédiatement à la bassine.
Je reprends le lavage des vêtements, le savon de Marseille glissant lentement sur mes doigts.
Le tissu de ses dessous encore humide me rappelle sa présence, son passage, sa soirée ailleurs.
Et derrière moi, je sens encore son regard.
Fixé.
Sur moi.
Sur le collier.
Sur la cage.
Sur tout ce que je suis quand elle est là.
Quand je termine enfin, je rince soigneusement et suspends chaque pièce avec attention.
Elle s’approche de nouveau.
Silencieuse.
Puis elle pose une main sur mon épaule… et l’autre revient brièvement sur la cage, juste un contact léger, contrôlé, presque symbolique.
Pas pour donner. Pas pour retirer. Juste pour rappeler.
Elle se penche vers moi.
Et dans un souffle très calme, presque intime :
— Tu es bien à moi.
Je reste immobile.
— Oui, Maîtresse.
Un silence.
Puis elle ajoute, plus doucement encore :
— Je t’aime.
Le mot tombe sans effort.
Sans explication.
Comme une évidence qu’elle n’a pas besoin de justifier.
Et moi, je reste là, à genoux entre le collier, la cage… et cette phrase qui suffit à tout faire tenir.
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